"J'ai jeté tellement d'argent pas les fenêtres ces dernières années. Toutes ces sommes dépensées en nourriture. J'aurais pu m'acheter une voiture avec."
"Je SAIS que je ne devrais pas dépenser mon argent comme ça, pour acheter de la bouffe que je vais vomir. Mais c'est PLUS FORT QUE MOI. J'ai tellement honte."
"Je juge les mamans qui s'achètent des cigarettes alors qu'elles ont à peine de quoi habiller leurs enfants. Mais la vérité, c'est que moi, je ne suis pas mieux. Je n'ose même pas dire combien d'argent je gaspille. Des centaines d'euros par mois consacrés juste à mes p*** de boulimies. Quand j'y pense, j'ai envie de disparaître."
La boulimie, c'est comme se réveiller tous les matins dans un mauvais film : on se jure qu'aujourd'hui, ce ne sera pas comme hier, qu'on tiendra bon, qu'on ne craquera pas.
On fait tout pour échapper à la tentation, rester concentré-e sur notre objectif : ne pas craquer, surtout ne pas craquer!
Et puis la tension monte et amène inéluctablement au craquage tant redouté.
On le sent, quand la crise arrive : on voudrait tellement, désespérément que quelqu'un nous donne l'astuce pour l'éviter, mais au fond, on sait que c'est trop tard.
Mais ça, ce n'est qu'une partie du tableau : il y a toute une angoisse qu'on vit dans la plus grande solitude.
LA DÉTRESSE FINANCIÈRE.
La HONTE de dépenser autant d'argent pour de la nourriture qui finira aux toilettes ou qui nous clouera de douleur pendant des heures.
La HONTE de ne pas RÉUSSIR à se retenir.
La HONTE d'être constamment dans le rouge à cause des crises.
Et l'incompréhension....
POURQUOI je suis comme ça ?
POURQUOI tout le monde arrive à gérer sa vie alors que moi, je suis incapable de mettre un centime de côté ?
POURQUOI je fais exactement le contraire de ce qui est bon pour moi ?